Le coavionnage désigne l’idée de partager les frais d’un vol en aviation générale avec d’autres passagers, souvent mis en relation via une plateforme ou une annonce, sans que l’opération ne soit un transport aérien commercial au sens des compagnies détenant un certificat de transporteur aérien. En Europe, cette pratique est encadrée par le règlement air ops applicable aux opérations non commerciales ; en France, des conditions particulières s’ajoutent lorsque le vol est organisé par Internet ou tout autre moyen de publicité.
Si vous cherchez au contraire un billet sur ligne régulière ou charter commercial, avec horaires publics, protection passagers adaptée au transport payant et accompagnement pour comparer les options, Reserver.fr peut piloter votre projet de A à Z. Le même interlocuteur vous répond au 01 89 70 50 89 (numéro gratuit), sur WhatsApp ou via notre demande de devis. Vous validez les conditions du billet au moment du paiement ; nous assurons le suivi jusqu’aux confirmations utiles.
Les informations ci-dessous s’appuient sur le règlement (UE) n°965/2012 et sur la circulaire d’information aéronautique française qui transpose la décision DEVA1623495S du 22 août 2016. Les textes évoluent : vérifiez toujours la version consolidée à jour et les fiches officielles avant de vous engager.
Définition et rapport avec le « covoiturage aérien »
On compare souvent le coavionnage au covoiturage routier : plusieurs personnes se regroupent pour répartir une partie des dépenses du trajet. En aviation, la distinction juridique est pourtant plus stricte : il s’agit de vols non commerciaux où la rémunération du pilote ou de l’exploitant ne doit pas dépasser le cadre du partage des coûts directs défini par la réglementation, et non d’un service de transport vendu au public comme une ligne aérienne.
Les plateformes ou annonces servent seulement à mettre en relation des particuliers : elles ne transforment pas automatiquement l’opération en transport réglementé comme le traffic des compagnies titulaires d’un CTA.
Cadre européen : frais directs et plafond des participants
Le règlement (UE) n°965/2012 prévoit, sous conditions, que certains vols effectués avec des avions ou hélicoptères « other-than complex motor-powered » puissent être conduits conformément à l’annexe VII (Part-NCO), avec une dérogation précise pour les cost-shared flights (vols à frais partagés).
L’article sur ces dérogations indique notamment que les vols à frais partagés réalisés par des personnes privées sont admis si :
- le coût direct du vol est partagé par tous les occupants de l’aéronef, pilote inclus ;
- le nombre de personnes participant au partage des coûts directs est limité à six.
Ce cadre européen fixe le principe général : au-delà, les détails techniques (météo minimale, équipements, qualification du pilote, déclaration d’exploitant) relèvent des règles d’exploitation non commerciale et des précisions nationales lorsqu’elles existent.
France : circulaire DGAC et exigences renforcées pour pilotes PPL
La circulaire d’information aéronautique CAR SAM NAM A 05/16, datée du 25 août 2016, reproduit les conditions de la décision DEVA1623495S du 22 août 2016. Elle vise les opérations de coavionnage organisées via une plate-forme Internet ou tout autre moyen de publicité, au départ ou à l’arrivée d’un aérodrome en métropole ou outre-mer, avec un aéronef qui n’entre pas dans les critères de l’annexe II du règlement (CE) n°216/2008 visés par le texte.
Outre les dispositions de l’annexe VII (NCO) du règlement (UE) n°965/2012, cette circulaire impose notamment :
Vols circulaires courts (moins de 30 minutes entre décollage et atterrissage, l’aéronef ne s’éloignant pas à plus de 40 km du point de départ) :
- vol de jour, en conditions météorologiques de vol à vue (VMC) ;
- pour le pilote, sur la catégorie d’aéronef concernée : soit une licence PPL avec 200 heures de vol depuis l’obtention de la licence, dont 25 heures dans les 12 mois précédents, soit une licence CPL, soit une licence ATPL.
Autres vols :
- vol de jour en VMC ;
- pour une PPL : les 200 heures et les 25 heures sur 12 mois, et en plus soit une qualification permettant des opérations IFR, soit une qualification pour dispenser une instruction au vol ; ou bien CPL ou ATPL ;
- pour un avion : équipements conformes aux prescriptions citées (références NCO.IDE.A.120) ; pour un hélicoptère, référence NCO.IDE.H.120 du même règlement.
Ces exigences françaises sont plus détaillées que le seul rappel des principes européens : elles visent des vols « visibles » du grand public par la publicité en ligne ou équivalent.
Ce que le coavionnage n’est pas : ligne payante, profit, assurance
Le coavionnage n’est pas une autorisation générale à vendre des sièges comme une compagnie. Sortir du strict partage des coûts directs ou organiser une activité rémunérée comme du transport public peut relever d’autres catégories réglementaires et d’autorisations administratives.
Les passagers n’ont en général pas le même socle contractuel que sur un billet de ligne délivré par un transporteur titulaire d’un certificat : les questions d’annulation, de responsabilité, de remboursement et d’assurance méritent une lecture attentive des conditions proposées par l’intermédiaire ou par le pilote, sans les confondre avec le droit européen du transport aérien passagers applicable aux vols commerciaux.
Côté passager : prudence et questions à poser avant de réserver
Avant de monter à bord d’un vol à frais partagés, vous pouvez notamment vérifier :
- que le projet est présenté comme un vol non commercial à frais partagés, et comment le prix par siège est justifié par rapport aux coûts directs ;
- le profil du pilote et les qualifications exigées pour votre type de trajet (y compris les règles françaises si le vol concerne la France) ;
- les conditions météo (par exemple vol à vue de jour dans les cas décrits par la circulaire française) ;
- ce qui se passe en cas d’annulation, de retard ou d’impuissance à décoller ;
- les documents d’identité et douaniers nécessaires si vous quittez le territoire ou survolez une frontière.
Une approche informée réduit les surprises : en aviation générale, la météo et la disponibilité de l’aéronef jouent un rôle beaucoup plus direct que sur un vol programme commercial dense.
Vol commercial classique ou secours à la réservation
Le coavionnage peut convenir à une découverte courte ou à un besoin très local entre passionnés d’aéronautique. Pour la plupart des voyages touristiques, professionnels ou familiaux, les voyageurs privilégient toutefois des vols sur transporteur certifié, avec billet nominatif, réseau de correspondances et modalités de modification ou d’assistance plus standardisées.
Pour optimiser le prix d’un billet classique, vous pouvez aussi vous appuyer sur des guides comme le billet d’avion pas cher, les astuces billet pas cher ou la page vol de dernière minute, sans confondre ces stratégies avec l’aviation à frais partagés.
Comment Reserver.fr peut vous aider
Reserver.fr n’est pas une plateforme de coavionnage entre particuliers. Notre métier est l’aide à la réservation de voyages aériens dans les circuits correspondant à votre demande (compagnies, charters selon les dossiers traités, conseils pratiques). Si vous hésitez entre un petit vol local à frais partagés et un trajet par ligne régulière, nous pouvons vous aider à cadrer la deuxième option : dates, budgets, bagages, correspondances.
Appelez le 01 89 70 50 89, écrivez-nous sur WhatsApp ou envoyez une demande de devis.
Sources
Questions fréquentes
Le coavionnage est-il légal en France ?
Oui, dans le cadre défini par le règlement européen sur les opérations aériennes et, pour les cas visés par la publicité ou les plateformes en ligne, par la circulaire française A 05/16 qui précise des conditions supplémentaires pour les pilotes et les équipements.
Combien de personnes peuvent participer au partage des frais ?
Le règlement (UE) n°965/2012 limite à six le nombre de personnes participant au partage des coûts directs, le pilote étant inclus dans ce partage selon le texte.
Le pilote peut-il gagner de l’argent grâce au coavionnage ?
Le principe européen porte sur le partage des coûts directs, pas sur une rémunération commerciale du transport. Au-delà, vous sortez du schéma « cost-shared flight » et vous vous exposez à d’autres obligations réglementaires.
Les règles sont-elles les mêmes pour tous les pilotes privés en France ?
La circulaire A 05/16 impose des seuils d’expérience et, selon le type de vol, une qualification IFR ou une qualification d’instructeur pour les détenteurs d’une PPL, en plus du jour et du vol à vue dans les cas qu’elle décrit. Les titulaires de CPL ou ATPL sont mentionnés comme alternatives dans les listes publiées.
Est-ce équivalent à un billet d’avion classique ?
Non. Un billet sur transporteur commercial répond à un autre régime (certification, conditions générales de vente, protection passagers sur les vols concernés par le droit européen du transport, etc.). Le coavionnage relève de l’aviation générale non commerciale encadrée comme tel.
Reserver.fr organise-t-il des vols à frais partagés entre particuliers ?
Non. Nous vous aidons plutôt pour des billets et dossiers de voyage correspondant aux offres des transporteurs et aux besoins que vous nous exposez. Pour un trajet classique, contactez-nous au 01 89 70 50 89 ou via la demande de devis.
Besoin d’un vol sur ligne régulière ou d’un itinéraire structuré ? Reserver.fr au 01 89 70 50 89, WhatsApp ou demande de devis.